Rencontre avec Benoît Legros, artisan de l'innovation à Innovation Fluides Supercritiques.

Cette association a pour vocation de faire connaître les technologies des fluides supercritiques et subcritiques, et d'accompagner les entreprises et les laboratoires dans la connaissance, l'acquisition, les essais et l'exploitation de ces technologies. Elle rassemble à la fois des membres académiques, des équipes de recherche du CNRS par exemple, et des acteurs privés comme des équipementiers, des utilisateurs ou des prestataires de services.





Comment est né IFS ?
L’association Innovation des Fluides Supercritiques a été créée il y a 15 ans pour faire la promotion de cette technologie, qui répond aux enjeux du développement durable.
Le CO2 Supercritique consiste à remplacer les solvants chimiques, par du CO2 sous pression.

Comment ça marche ?

Concrètement, pour produire de l’huile de sésame, industriellement un solvant pétrochimique, l’hexane, sera utilisé pour pouvoir faire l’extraction de l’huile de sésame à partir des graines.
Avec les fluides supercritiques, l’extraction pourra être réalisée avec du CO2 liquide.
Cette opération est réalisée dans un pilote d’extraction CO2 supercritique qui va permettre de mettre en jeu du CO2 à haute pression, 2 à 300 bars, et à température moyenne, 40 à 50 degrés, pour obtenir des produits naturels, sans solvant chimique.

Que faisais-tu avant ?

Après une formation d’ingénieur, et un doctorat en génie des procédés, j’ai travaillé dans les secteurs la pétrochimie, la chimie, l’aéronautique.
Après quelques années, j’ai eu la volonté de revenir dans le domaine de l’innovation, de la recherche et du développement, c’est pour cela que j’ai rejoint IFS.

Aujourd’hui quels sont les aspects qui te plaisent le plus dans ton poste ?

Mon métier est à l’interface entre un très haut niveau scientifique et technique, qui permettra la mise en œuvre de procédés et technologies qui vont rapidement se retrouver dans notre quotidien.
Par exemple, des extraits naturels pour la cosmétique ou l’agroalimentaire, ou du recyclage de matériaux.
Un autre aspect de mon métier est la diversité des tâches, par exemple je peux représenter IFS dans un congrès scientifique, le lendemain être à l’université pour présenter la technologie aux étudiants. Enfin, finir la semaine au laboratoire à trouver des solutions pour faire en sorte que ça marche.

L’innovation en 1 mot ?

Une innovation c’est une idée qui a trouvé son marché.
A IFS, l’idée sera travaillée au laboratoire, permettant d’avoir une vision d’activité économique dès le démarrage du projet.
Le retour d’expérience dans le domaine des fluides supercritiques est conséquent, consolidé, international, et nous sommes en capacité d’accompagner le développement industriel d’un nouveau projet.

Que t’apporte l’environnement de la pépinière de la cci de la Drôme ?

Le bâtiment Ineed, c’est l’innovation pour l’environnement de l’économie durable. Ça correspond tout à fait à notre activité.
Ici nous sommes entourés de gens qui œuvre pour le monde demain, toute cette énergie est mise en commun et nous permet d’avancer au quotidien.

Ce qui t’as marqué à la pép ?

Ce qui est précieux ici, c’est de côtoyer des gens qui ont l’esprit d’entreprendre. C’est également de bénéficier de formations supports, d’ateliers et de rencontres qui nous permettent de prendre du recul sur notre activité.
Enfin, la zone Rovaltain est très dynamique, avec l’organisation d’activités sportives, d’évènements conviviaux, qui permettent de créer du lien et de la cohésion entre les différentes structures.


Des conseils pour ceux qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat ?

N’ayez pas peur d’avoir de bonnes idées, ce qui était inimaginable il y a 10 ans sera la réalité de demain, alors continuons d’innover !